27 octobre 2009
la circulation du pouvoir - Partie III - Un espace consensuel de liberté
La relation BDSM est celle de toute les libertés : Celle ou rien n’est habituel, ou chacun peu choisir son rôle, maître ou soumise, domina ou soumis, selon ses aspiration voire selon ses attentes du moment. C’est celle aussi de la transgression.
Transgression sociale ou les tabous volent en éclats, transgression de l’interdit bien sur. Mais paradoxalement cette transgression est tout aussi sujette à des règles que l’interdit. La relation BDSM est ritualisée car elle ne peut s’épanouir que si certaines règles sont respectées. C’est cette existence de règles que j’affirmais dans mon précédent billet. Par cette codification préalable et nécessaire s’ouvre un espace sécurisant qui devient espace de liberté dans lequel les désirs de chacun peuvent s’exprimer en toute quiétude sans être réprimés.
Une fois encore, il apparait que la relation BDSM n’a d’existence que parce qu’il y a consensus entre le dominant et le « dominé ». Aucun des deux ne renonce à ses désirs. C’est cet équilibre et cette circulation du pouvoir qui nourrissent et donnent sa vivacité à la relation. Ils lui permettent de s’enrichir, au fil du temps, en respectant et en intégrant les évolutions des désirs de l’un et de l’autre. C’est sa force et sa séduction.
16 octobre 2009
La circulation du pouvoir - Partie II - L'affrontement
Elle s’endormait tout contre lui, protégée par ses bras… Elle était bien… si bien… Il y avait eu cette confrontation, dont il avait si bien compris le besoin, mieux qu’elle même, bien mieux qu’elle… Elle ne s’attendait pas à cette réaction…
Confrontation acceptée, en quelques sortes… Oui elle en avait besoin, pour elle, pour s’affirmer vraiment, et parce qu’elle avait besoin de le sentir vraiment plus fort qu’elle… pas juste de le laisser être plus fort qu’elle…
Sa sécurité en dépendait, sa reconnaissance, et puis elle en avait besoin pour elle aussi, sentir qu’elle pouvait résister, et ne plier que sous une force de caractère véritable, mais plus par docilité. Son statut il devrait le mériter, le gagner, par la force, non par la ruse, la tricherie, la manipulation, la culpabilisation …Tout ça n’était un jeu mais un vrai rapport de force, faire plier, sans faire semblant.
Et là que se passait –il ? Confrontation acceptée. Elle avait refusé sciemment une des facettes de sa condition et le lui avait dit … Il avait compris le message, besoin de défier, besoin de plier, besoin de s’affirmer, besoin de vérifier qu’il était bien le plus fort, et pas seulement parce qu’elle le laissait l’être…Besoin de le reconnaître, besoin de se reconnaître elle dans son affirmation, de sentir sa propre force s’exprimer, besoin prendre confiance en elle, de prendre conscience de sa capacité à tenir tête…
Le moment qu’elle venait de vivre revenaient à son esprit… Elle se voyais prise par les cheveux, faisant un geste rebelle pour se dégager, le toisant fortement du regard, un regard qui lançait des éclairs, un regard de refus, lui la reprenait et la giflait, elle continuait a le toiser, il la regiflait plusieurs fois et d’une main forte et ferme il la forçait a se mettre a genoux et la dressée, pliée, sanglotante elle acceptait enfin et se mettait à lui lécher les chaussures en signe de défaite loyale, acceptée et reconnue…
12 octobre 2009
Corset by Ken Marcus
02 octobre 2009
La circulation du pouvoir - Partie I - Du Maitre et de l'Esclave
Combien de fois, ai-je eu avec Elle des échanges sur ce sujet ? Je ne sais. Mais au-delà de nos discussions, de nos rêves, nous l’avons vécu et nous nous sommes aimé dans cadre là. Celui du Maitre et de l’Esclave. Ivresse de la passion qui passe par le don total pour l’Esclave et un absolu de possession pour le Maitre.
Quelle en est la motivation ? Une seule et unique réponse : Le désir de reconnaissance. Ce désir qui ne peut exister que dans la confrontation avec l’Autre. Seul l’Autre est à même de nous donner cette reconnaissance attendue. C’est-à-dire être désiré ou aimé dans sa réalité d’individu humain. Mais alors, comment peut-il y avoir reconnaissance réciproque, si l’Esclave est – par définition - un objet au service du Maitre, une chose ?
La relation BDSM s’instaure lorsque certaines règles sont respectées : Consensualité, négociations des fantasmes et des désirs, contractualisation (tacite ou non), respect des limites de chacun, adoption et ostentation de signe de reconnaissance, etc... Cette consensualité estompe en réalité l’imposition du Maitre sur la Soumise. Ainsi le dominant n’est jamais totalement dominant, et la dominée jamais totalement dominée. Ils ne le sont que le temps de la scène jouée qui prend corps dans une lutte à mort symbolique de deux désirs qui s’affrontent. Ainsi dans ces rapports de pouvoir ou tout est négocié, le statut de soumission, contrairement aux apparences, n’appartient pas à la soumission et encore moins à l’esclavage. En dehors du jeu proprement dit ou le simulacre du maitre et de l’esclave n’en est plus un, une soumise garde toujours la maitrise du jeu, en quelque sorte « domine le dominant », comme un incessant mouvement de circulation du pouvoir.
C’est cette circulation du pouvoir qui offre toute la richesse et le potentiel à la relation BDSM. Sur celle-ci j’y reviendrai dans un autre billet.
PS : Je pense à vous…
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