27 octobre 2009
la circulation du pouvoir - Partie III - Un espace consensuel de liberté
La relation BDSM est celle de toute les libertés : Celle ou rien n’est habituel, ou chacun peu choisir son rôle, maître ou soumise, domina ou soumis, selon ses aspiration voire selon ses attentes du moment. C’est celle aussi de la transgression.
Transgression sociale ou les tabous volent en éclats, transgression de l’interdit bien sur. Mais paradoxalement cette transgression est tout aussi sujette à des règles que l’interdit. La relation BDSM est ritualisée car elle ne peut s’épanouir que si certaines règles sont respectées. C’est cette existence de règles que j’affirmais dans mon précédent billet. Par cette codification préalable et nécessaire s’ouvre un espace sécurisant qui devient espace de liberté dans lequel les désirs de chacun peuvent s’exprimer en toute quiétude sans être réprimés.
Une fois encore, il apparait que la relation BDSM n’a d’existence que parce qu’il y a consensus entre le dominant et le « dominé ». Aucun des deux ne renonce à ses désirs. C’est cet équilibre et cette circulation du pouvoir qui nourrissent et donnent sa vivacité à la relation. Ils lui permettent de s’enrichir, au fil du temps, en respectant et en intégrant les évolutions des désirs de l’un et de l’autre. C’est sa force et sa séduction.
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