30 mars 2009
Retrouvailles
Voila 3 semaines que nous ne nous sommes pas revus. Nous sommes enfin l’un devant l’autre, nous nous jetons dans les bras, l’étreinte nous réchauffe, nous réveille. Comme âpres un long sommeil, la fringale nous gagne. Mais celle-ci, est celle du désir. Frénésie du désir. Je la contemple, elle est superbe : ses yeux emplis de bonheur, son sourire délicieux, ses longs cheveux noirs. Tout cela me comble. Envie de prendre soin d’Elle, de m’occuper d’Elle.
La dominer ? Bien sur. Sans forcer, avec douceur. Elle est si fatiguée. Simplement la faire lâcher, lui offrir l’apaisement pour nous retrouver complètement. Mes mains appuient délicatement sur ses épaules. Elle glisse au sol avec sensualité, sa joue vient se poser sur ma chaussure, ses mains enserrent et caressent ma cheville.
Prosternée, je la sens se relâcher, la tension s’envole. Elle est maintenant à sa place, Elle est Esclave. Le silence apaise, jouissance du moment présent. Son bien être irradie et m’envahie…Moment de bonheur puissant. Les minutes s’allongent, le temps ne compte plus. Avec tendresse je la relève et lui passe la cagoule de cuir. Elle part. Doucement les cordes font leur œuvre.
A chaque caresse de chanvre qui court sur sa peau, Elle frisonne. Immobilisée de haut en bas par un maillage contraignant, Elle vacille. Un bondage serré des seins l’excite. Ses tétons dardent, Elle mouille : Elle est plaisir, Elle s’abandonne, Elle est à moi. Bonheur partagé ! Délicatement je l’allonge sur le lit, la couvre. Ainsi protégée et possédée, son souffle s’allonge et elle s’endort.
Au réveil, elle se trémousse dans ses cordes. Elle réclame. Retrouver sa condition d’Esclave : S’oublier entre mes bras, ne plus avoir peur au creux de mon ombre, ne pas parler, se blottir, petite Chose entre les mains de son Maitre, Esclave insouciante sans autre obligation que celle de me satisfaire. Plus de pensées négatives, plus d’angoisse, juste être celle que j’attends d’Elle. Ces idées là nous chavirent, elle est trempe, je bande. Ses seins durs m’attirent, à chaque effleurement elle vibre. « Les aiguilles sont dans mon sac » me dit-elle. Ben en voila une manière de nous retrouver !
Je pince de mes deux doigts la peau de son sein, d’un geste rapide je la transperce. Une fois, deux fois,…Trois fois à chaque sein. Je fini par les tétons. elle est parfaitement immobile son don est total, elle me comble, le plaisir est immense. Je déconnecte. Je pars ailleurs, avec Elle, dans notre monde sans doute. Espace de liberté et de passion infinie…
A suivre
22 mars 2009
Leçon d'amour, leçon de vie
Cette derniére semaine, mes pas m'ont conduit dans un orphelinat indien. J'en ai pris plein le coeur, quand ces enfants rieurs qui n'ont rien, m'ont tout donné en sautant à 7 ou 10 dans les bras : Leur joie de vivre bien sur et de l'amour, beaucoup d'amour. Et là, de chaudes larmes me sont venues...Que du bonheur et une vraie et belle leçon de vie.
19 mars 2009
Le rapport BDSM - la maltraitance sexuelle - Phase d'analyse (II)
Il est fréquent de rencontrer dans le milieu SM, des Soumises ayant été victimes de telles agressions. Je laisse ici la parole à Marie Océane qui m'a beaucoup aidé dans ma compréhension de moi-même et ma construction. Je l'en remercie, elle reste en moi...
« Les maltraitances sexuelles sont vécues par l'enfant, dans un premier temps dans une atmosphère de confusion. L'enfant ne comprend pas d'emblée le caractère traumatique. Il les voit avant tout comme une « modalité » des relations. C'est le côté imposé, donc subi et la répétition des scénarios vécus qui éveillent l'enfant à la compréhension de l'anormalité.
La confusion qui accompagne ces pratiques se trouve renforcée par le secret qui les entoure. L'obligation de secret qui est faite à l'enfant parfois avec menace, l'aide à comprendre l'aspect anormal de tels agissements sans qu'il puisse s'en dégager.
Alors, apparaît la honte qui détériore l'estime de soi et fait le lit de la dépression (dépression de soi-même) qui ne s'exprimera que plus tard.
Les maltraitances sexuelles restent longtemps secrètes. Les enfants n'arrivent pas à en parler et lorsque certains arrivent à le faire c'est au bout de plusieurs années lorsqu'ils sont devenus plus grands, voir adulte. C'est aussi le moment où les tendances dépressives commencent à s'exprimer et à se manifestent les pulsions suicidaires, les auto-mutilations ou autres aspects destructeurs (masochisme).
Ces abus vécus dans la confusion, renforcés par le secret sont également vécus dans la peur. Peur de ne pas être cru, peur d'être jugé responsable de la situation, peur de la honte, peur de devoir constater qu'il ne peut être aidé, protégé, peur de voir ses malheurs augmenter à la suite de cette dénonciation. »
12 mars 2009
Le rapport BDSM - Phase d'analyse (I)
Les années passées à me découvrir et à comprendre les relations BDSM m'ont amené à les conceptualiser. Je ne donne ici mon explication. Celle-ci est faites pour s'enrichir des commentaires des uns et des autres. 3 phases me paraissent fondamentales et nécessaires dans la Soumission pour vivre une relation épanouissante :
1 – L'analyse avec un cas particulier que sont les maltraitances sexuelles
2 – La soumission
3 – La valorisation (ou la reconnaissance)
J'ai constaté que la plupart des personnes soumises (les dominantes aussi...) éprouvent un désamour à leur encontre. Elles n'aiment pas celles qu'elles sont avec son cortège de mésestime et propension à culpabiliser. Les raisons en sont multiples. Notre personnalité, se construit pendant l'enfance et l'adolescence au travers des personnalités, sortes de modèles, qui nous sont proches et de leurs relations entre elles (père, mère, etc...). J'appellerai ces personnes des « référents ».
La question va être d'identifier celle qui nous a servi de modèle. Pour la personne soumise, le constat qui en découle est le suivant : Aucune de ces personnes n'est vraiment un modèle. Elle ne se reconnait mal ou pas dans aucune d'entre elle, et/ou dans le rapport homme/femme qu'elle a vu à l'œuvre en particulier dans la relation entre son père et sa mère.
Malgré cela, la personne soumise se construit selon des modèles qu'elle refuse, mais auquel elle ne peut échapper, n'ayant pas eu d'autres modèles sous ses yeux d'enfant. Cela peut se traduire par des sentiments aussi divers que le mal être, et/ou le rejet de soi, le tout générant souffrance psychologique. Cette souffrance est liée au décalage entre sa personnalité ressentie au plus profond de soi et l'image qu'elle a d'elle-même. Elle éprouve, tout simplement, des difficultés à être. Aussi analyser son cas particulier permet de comprendre ses attentes et donc de construire la relation D/S qui va permettre de les atteindre.
A suivre...
03 mars 2009
L'amour, l'amitié, le bonheur

"Seul l'amour et l'amitié comblent la solitude de nos jours. Le bonheur n'est pas le droit de chacun, c'est un combat de tous les jours. Je crois qu'il faut savoir le vivre lorsqu'il se présente à nous."
Orson Welles
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