31 décembre 2008
Le feu de la passion

"Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu"
Chamfort
17 décembre 2008
Histoire de L (Partie II)
Les bruits de la rue s’éloignent, le calme la gagne. La fraicheur de la cave l’apaise, ses amis sont là. Son Maître la regarde avec amour. Elle se sent extraordinairement bien. Détendue et en accord avec Elle-même. Cette petite cave au plafond bas la rassure comme les sourires chaleureux de ses amis. Sa place a toujours été là, à ses pieds, c’est une évidence.
Son Maitre se rapproche d’Elle, passe dans son dos en l’effleurant du bout de ses doigts. Elle frisonne. Il lui noue avec douceur un long foulard de soie noire sur ses yeux, il l'a prend dans ses bras et dépose de tendres baisers sur ses lèvres. Les paroles sont devenues inutiles. Envie, très envie de se donner. Cette envie tapie au plus profond d’Elle, incroyablement forte, violente, envie d’exploser, cette envie d’être à Lui, totalement et ne plus jamais s’appartenir. Paradoxalement elle est très calme. Le calme de la certitude et de la maturité. Ce qui va se passer, elle n’en a qu’une vague idée, mais Elle le désire depuis si longtemps… 
Son Maitre la place au milieu de la cave. Lui écarte les jambes et ramènent doucement ses bras dans son dos. Plus rien, le silence, elle se sent exposée, l’attente, la délicieuse attente. Elle flotte dans son corps, dans sa tête. Des mains féminines, sensuelles, lui ouvrent les boutons de son chemisier. La caresse sur tout son corps. Elle gonfle la poitrine. Se redresse. L’effeuillage a commencé. Elle se sent incroyablement Femme. Belle et désirée. La voila nue, portant seulement son porte jarretelles ; ses bas et ses escarpins. L’attente reprend.
Des bruits, des pas dans l’escalier, une voix inconnue, des paroles trop basses pour être audibles. Le frisson excitant de l’inconnu la gagne, une pointe de peur aussi. Une chaise sans doute, derrière elle, vient d’être installée. Aucune certitude. Des bruits de chaînes, de métal, des bruits indéfinissables qui en deviennent inquiétants, amplifiés par la voute de la cave, résonnent en Elle. Prise par des mains inconnues, Elle est assise sans douceur sur cette chaise qu’elle découvre. Le dossier est droit, trop droit, la chaise d’acier est dure, inconfortable, ses membres sont sanglés serrés sur les montants. Sa tête est immobilisée par une sangle qui passe sur son front. Un écarteur de bouche l’empêche de parler. Impuissante, elle est offerte, les jambes ouvertes, le sexe exhibé. Obscénité de la scène. Délicieuse obscénité. Elle mouille. Au fond d’elle-même, elle se laisse emporter. Oui elle veut être violentée, mal menée, envie d’hurler ses désirs trop longtemps enfermés, rejetés, enfouis. Elle désire que ses mains inconnus disposent d’Elle, en font un jouet, un objet, de simples trous à disposition, offerte à tous les outrages. Désir fou d’être possédée, prise là, défoncée sans ménagement, par des godes monstrueux, des poings qui la déchirent sans aucun égard ; là devant son Maître, pour son Maître. Envie de fouet, de lanières qui cinglent et marquent les chairs, oui de marques, les marques de son Maître. Elle les rêve définitives pour une possession définitive. La tête lui tourne, enivrée par toutes ces pensées qui explosent en Elle …
S’offrir à jamais pour offrir une overdose de bonheur et d'amour a son Maître.
(A suivre)
12 décembre 2008
Vos Mots
Ses mots, ses emois et son amour, en retour à mon dernier article, meritent bien mieux qu'un com dans un coin de mon blog... C'est avec fierté et amour que je les publie ici.
Caressent mon âme avec autant de volupté que Vos mains parcourant mon corps.Oui Maître, que de changements, que de révélations. Ensemble, tout paraît possible... Avec Vous je n'ai peur de rien, Vous êtes là toujours attentif et bienveillant même lorsque nous allons loin dans les plaisirs qui sont les nôtres.
Nous nous connaissons maintenant bien et prenons la mesure de ces sentiments qui grandissent et qui donnent à Votre domination et à ma soumission une autre dimention. Celle de tous les possibles. Une dimension qui permet à chacun de nous... D'être, sans fards, sans faux semblants. Notre relation, cette passion qui nous submerge ouvre une à une toutes mes portes. Celles de la femme que j'étais au fond de moi. Pour cela mon doux Maître je Vous serai éternellement reconnaissante. Quoi que nous réserve l'avenir, je serai maintenant différente et cela grâce à Vous.
Et puis à mesure que nous avançons je Vous vois, Vous aussi, Vous épanouir. Je Vous sens vivant, vibrant et heureux. Je crois, j'espère répondre à certains de Vos besoins et notamment ceux que Vous avez tendance à parfois mettre de côté, Vous focalisant sur l'autre. Je crois que doucement Vous réalisez que mes moteurs sont réellement Votre plaisir et Votre satisfaction... Vous réalisez que, protégée et choyée par Vous je me donne sans restriction et que cela n'est pas que des paroles lancées en l'air mais une réalité... J'espère qu'à travers cela Vous réalisez Votre vraie valeur car n'est doutez pas mon don est proportionnel aux qualités de l'Homme qui me domine, aux qualités du Maître que Vous êtes.Je suis chanceuse d'être Votre petite esclave d'amour et je suis fière de Vous appartenir chaque jour un peu plus. Fière d'être la propriété d'un Maître qui ose dire Ses sentiments, qui prend mais donne aussi sans compter.
Je Vous aime Maître.
Lady, Votre esclave
11 décembre 2008
Lettre à mon Esclave
Votre dernier texte – ce bondage formidable offert et partagé avec Nawakin - est un enchantement de sensibilité, de plaisir et de partage. Mais moi, j’ai vu ce jour là bien d’autres choses…
- Qu’est devenue en 3 mois cette jeune femme apeurée, craintive et en manque de
confiance que je vis un matin de Septembre sortir d’une bouche de métro ?
- Qu’en est-il de ce regard mal assuré qui n’osait regarder en face ?
- Ou est-il ce corps de femme raide, fermé, asséché que je caressais pour la première fois un après midi de Septembre ?
Envolé, disparu ; tout cela est maintenant si loin. Nawakin fit de moi le spectateur passif de vos étreintes de cordes et par ce recul de fait, je vous ai vu tel que vous êtes aujourd’hui. A la fois possédée et libérée vous êtes maintenant vivante et vibrante dés que le plaisir vous effleure. Pleinement en accord avec vous-même, belle et sensuelle à se damner, votre bonheur est partage et réchauffe ceux qui vous regardent : Aujourd’hui vous êtes Femme.
En tant que Maitre je suis fier de vous avoir pour Soumise, en tant qu’amant je suis comblé par votre amour.
Merci à vous, mon amour d’Esclave.
Votre Maitre
04 décembre 2008
Un aprés midi
La cave voutée, un petit peu plus de 15h00, le « gouter du divin marquis » bat son plein. Fouets et cravaches s’activent à tous les étages. Me voila assis dans la méridienne, ma douce Lady intimidée est assise à mes pieds, elle n’ose pas regardée autour d’elle. Sa tension est palpable. Je lui souris tendrement. Pour soulager cette jolie « âme en peine », par ma main qui enserre sa nuque, je l’amène avec douceur à poser sa joue sur ma chaussure et à se prosterner.
Ses mains viennent, avec naturel, enserrées ma cheville. La force du lien. A cet instant, je la sais bien, nous sommes bien, dans notre bulle, hors du temps, protégés de toutes les agressions. Bercée par mes caresses dans ses cheveux, elle se relâche de tout son être. Lentement, je retrousse sa jupe, mon Esclave exhibe sa croupe impudique aux yeux des mateurs. Elle ne bouge pas, son immobilité est parfaite. J’aime cet instant, je la possède pleinement, elle a abdiqué à mes pieds. La cérébralité du moment est forte, un sentiment de plénitude me gagne, une envie profonde de beaucoup plus aussi : Je chauffe ses fesses de claques de plus en plus généreuses, elle ne bronche pas. Les coups s’accélèrent, lourds et profonds. Le contraste est saisissant : Je m’active avec frénésie, quand elle, reste parfaitement immobile. Elle m’emporte. Mes coups la pénètrent ; font vibrer ce corps qui ne lui appartient plus. Son esprit est ailleurs, envolé dans un monde d’harmonie et d’amour. Plus d’existence en propre, libérée d’elle-même, elle devient Elle, Esclave passionnée et aimante, vivant par et pour son Maître. La force du don qu’elle dépose à mes pieds, explose en moi, comme le feu d’artifices de mes sentiments pour elle. Je chavire, la prend tendrement dans mes bras pour la caliner de tout mon coeur. Elle et moi. Moi et elle. Seul au monde…
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