30 septembre 2008
Le chemin de la Soumission
Quel chemin ? De quelle maniére ? Voila des questions qui viennent hanter l’esprit d’une Femme attirée, au plus profond d’elle même, par sa Soumission. Déambuler sur la toile, aller de blog en blog, tchater apportent certaines des réponses. Mais parfois, un décalage survient entre cette attirance viscérale et la manière lue ou vue de ci de là…Pourquoi ?
Parce que chaque Femme à son chemin de Soumission qui lui est propre et que le Maitre doit respecter. Jamais le chemin de la Soumission n’est ni douloureux, ni contraignant.Le Maître n’impose rien, il écoute, comprend les attentes, verbalisées ou non, de celle qui se donne à lui. Seulement metteur en scène, révélateur de son moi profond. Il s’approprie les fantasmes de la Soumise en lui offrant un cadre de liberté, fait de confiance, de protection et d’amour, propice à leur réalisation et à son épanouissement.
Ainsi se réalise la Soumise et se construit la Femme. C’est dans cette construction qu’à son tour le Maître peut lui aussi se réaliser.
29 septembre 2008
Fierté (partie II)
Nous empruntons ce chemin chaotique, j’immobilise la voiture. Je passe la laisse à ma petite Chienne et l’aide à sortir du véhicule. Nous gravissons les marches qui conduisent à l’échafaud - euh non…- qui conduisent au donjon. Nous entrons. La Soumise de notre hôte est superbe dans sa position d’Esclave, agenouillée, vêtue d’un chemisier de dentelle immaculée, une bougie à chaque main, la tête levée au ciel. Simple bougeoir qui illumine la pièce…. « J’abandonne » mon Esclave, debout, la laisse sur son manteau, je salue le Maître des lieux. Nous discutons, nos 2 Esclaves restent immobiles. Simples objets de décorations à la disposition de leurs Maitres.
Je m’approche de mon Esclave, sa tension est palpable.
Sur mon ordre, l’autre Soumise avec grande délicatesse lui enlève son manteau et la caresse. Ces caresses de femmes si particulières, si rassurantes…Elles commencent à s’embrasser, s’étreignent, les voilà en 69 ! Un rapide coup d’œil au sexe de mon Esclave me rassure… Elle est devenue simplement elle-même, sa vraie nature s’épanouie : Une trainée lubrique qui mouille abondamment. Ses anneaux sont couverts de son jus, elle lèche, en bonne chienne, sans aucune pudeur, la chatte de sa compagne. Le plaisir est là…Le Maître ne se trompe pas, et sa main est engloutie manu militari par le sexe béant de mon Esclave. Aucune retenue, le plaisir à l’état pur, plaisir cérébral, plaisir sexuel, l’un, l’autre, peu importe…La jouissance gagne rapidement nos Salopes, mon Esclave, vidée, reste en croix à même le sol. Je m’agenouille à ses côtés, quelques mots rassurant soufflés à son oreille, de doux baisers. Je la libère de sa cagoule et elle est là ; debout, fière, épanouie, radieuse, heureuse… Il est tant de faire les présentations, nos hôtes sont charmants et voila la Soumise des lieux tendrement enlacée dans les bras de mon Esclave. Sourire aux lèvres…Je suis heureux, les appréhensions de ma Belle se sont depuis longtemps envolées.
26 septembre 2008
Soumise

Se donner, s’abandonner,
Ne plus s'appartenir,
Par lui et pour lui exister,
Devenir focale unique de ses attentions,
De sa tendresse et de son amour.
Sentir sa force et sa protection,
Pour enfin renaître et être,
Libérée à jamais du fardeau de son passé.
Soumise je suis…
23 septembre 2008
Premiers pas (partie II)
Il a décidé de la posséder. Totalement. En faire sa Chose, son Objet, son Jouet. Il la veut vivante, hurlant son plaisir, jouisseuse, Chienne, Pisseuse, Sexe…Rien ne l’arrêtera, il s’empare d’elle, l’enserre dans ces bras, parcours son corps de ses mains, sans ménagement. L’emprise du mâle, l’emprise totale du Maitre.
Frénésie qui les gagne. Il l’a bouscule. Ses mots obscènes se déversent en Elle, elle les avale, ils ont l’effet d’une drogue. La tête lui tourne. Elle part. Ou ? Jusqu’alors seuls les rêves de ses nuits troubles l’avaient conduite dans ce monde là. Aujourd’hui elle le vit pour de bon, pour de vrai. Elle veut plus ; être sa Putain, son Esclave, tout ce que lui voudra, peu importe, mais toujours plus loin et que surtout cela ne s’arrête pas.
La cagoule de cuir l’enferme, l’aveugle, exhale ses odeurs animales. Puis la corde emprisonne ses seins. Sa poitrine durcie sous l’effet de la traction. Elle défaille, emportée par le tourbillon du plaisir, de l’abandon. La corde passe dans l’anneau de son collier, descend sur sa poitrine, emprisonne les lèvres de son sexe, luisant de mouille, gonflé par le désir. Elle entre dans ses chairs, son cul, remonte dans son dos, revient sur son torse, l’enveloppe, l’enserre, l’immobilise. Surprise puis séduite, désormais impuissante elle subit les assauts du plaisir, sans retenue, fœtus de paille emporté dans la tourmente. Encore, encore plus loin…Les lanières du martinet caressent son derme. Elle s’électrice, se raidit et se relâche. Les coups tombent, puissant, le rythme s’accélère ; à quoi bon résister, a quoi bon ? Combien de temps ? Elle n’en sait rien, le plaisir l’a tient, le plaisir la possède. Elle est trempe. C’est fort, très fort, trop fort, elle lâche, vacille, s’effondre dans ses bras. Il la dépose délicatement sur le lit, le calme après la tempête. Le drap l’enveloppe. Douceur du coton, une profonde torpeur la gagne, elle sombre. Son souffle s’allonge enfin apaisée. Elle dort. Lui, aux anges, la regarde d’un doux sourire apaisé et protecteur.
22 septembre 2008
Le hasard

"Le hasard n'existe pas. Il n'y a qu'une suite de pas vers soi ou loin de soi et peut importe la maniére d'y arriver"
Hafid Aggoune
19 septembre 2008
Premiers pas (partie I)
Elle sortit du métro, un peu perdue, cherchant des yeux celui avec qui elle avait rendez vous. Anxieuse elle l’était assurément. Premier rendez vous avec celui qui restait un inconnu malgré ces longues heures à dialoguer, à lui livrer son intimité, à parler de ses fantasmes, de ses rêves de soumission. Peur aussi de son jugement : Comment la trouverez t’elle ? Physiquement bien sur, tant de complexes. Elle avait écouté ses préférences, le style BCBG sexy, ça elle savait. A cela elle c’était raccrochée. Talons aiguilles, bas couture, porte jarretelle, tailleur de flanelle gris. La totale. Elle espérait lui plaire. Elle lui plue au premier coup d’œil.
Une terrasse de café, au soleil de l’automne. Un premier baiser, leurs mains qui se croisent, ses premiers mots, ou plutôt son rire. Ce rire qui veut cacher ses peurs mais qui ne trompe pas. Impossible de soutenir son regard, trop timide, trop de peur, pas assez de confiance en la Femme qu’elle est, en sa séduction, trop d’envie aussi, trop de tout. Tout simplement.
Puis la chambre ; les voila enfin réuni dans l’intimité. Mélange étrange, entre peur de décevoir et l’envie. L’envie puissante, qui remonte du plus profond d’elle-même, cette envie trop longtemps contenue. Envie de se laisser emporter, envie de glisser à ses pieds, envie d’exploser, envie de jouissance, envie d’aimer, envie d’être Soumise, sa Soumise. Mais tout cela c’est beaucoup. C’est trop ou finalement pas assez. Elle chavire, il l’emporte. Il lui sourit. Sans un mot, sa main caresse ses cheveux, glisse sur ses paupières et ferment ses yeux. Ouf ! Ce sera cela de moins à affronter ! Il lui souffle à l’oreille des mots si doux, si apaisants. Le bien être la gagne. Avec délicatesse il la déshabille ; la voila nue. Il la complimente. Etrange ; plus elle se livre, plus la peur s’estompe, plus une douce sérénité la submerge. Elle est à lui ; son rêve se réalise. Moment magique quand le large collier de cuir vient se fermer sur son cou, que les bracelets de cuir emprisonnent ses poignets et ses chevilles, que la chaîne vient frôler ses tétons durcis et se fixe aux mousquetons des bracelets…
Plaisir profond qui lentement s’insinue, inexorablement gagne tout son corps et explose dans sa tête. Moment si souvent rêvé qui devient enfin réalité, être sa Soumise, être elle-même, être Femme.
A suivre…
15 septembre 2008
Lacher prise
La réalisation de nos fantasmes bdsm est un excellent moyen d'avancer sur un plan personnel car ils ont des racines profondes. Leur réalisation vise à l’épanouissement et la sérénité de chacun, Soumise ou Maître. Dans cette continuité là souvent nous entendons parler de lâcher prise. De quoi s’agit-il ? Est-il un passage obligé ?
A cette seconde question je réponds par l’affirmative. Le lâcher prise est un passage obligé, seul à même de poser des bases nouvelles qui permettent sa propre reconstruction. Dans le contexte particulier que sont les jeux BDSM, la Soumise au travers de ses fantasmes et d’un univers de contraintes imposé par le Maitre, est mise dans une situation de confrontation avec elle même. Le rythme et la dépendance créés par cette mise en situation permettent un véritable lâcher prise, c’est à dire une régression et l'émergence de vieilles souffrances (d'enfance) jamais réglées. C’est la seule manière d’atteindre une véritable pacification intérieure. Ensuite, ces énergies négatives libérées, les gens commencent une véritable reconstruction (souvent par jeux de rôle bdsm) et vivent leurs fantasmes sans culpabilité, et par choix. Pas par pulsion intérieure irrépressible.
Chaque Soumise à son propre chemin pour atteindre son lâcher prise. Au travers de mes rencontres, j’ai constaté que la mise en situation d’impuissance et la passivité totale nécéssaire au lacher prise était une constante. Ensuite, chaque Soumise à son moyen qui lui est propre : Incarcération qui va du bondage extrême au simple bandeau sur les yeux, s’offrir écartelée à la morsure du fouet, ou devenir objet sexuel offerte aux assauts du mâle… La liste n’est pas close et seule l’écoute attentive de la Soumise permet au Maitre de l’amener sur le chemin qui lui convient au mieux.
10 septembre 2008
Fierté (partie I)
Soirée particulière, soirée avec un Maître et sa Soumise en leur Donjon. Ma douce Esclave a peur : Peur de ne pas être à la hauteur ; peur de ne pas me contenter, peur de ne pas me donner du plaisir, peur de ne pas voir la fierté dans mes yeux, peur devant les « exploits » de cette autre Soumise qu’elle a découvert le jour même sur leur site, peur de tout, tout simplement … Mais pourquoi donc ? Moi, son Maitre, je suis serein. Je sais qu’aujourd’hui je serai fier, qu’elle sera belle et forte en ce lieu ; la crainte n’est pas là. Je crois en Elle, en sa force cachée au plus profond de son être, je dois simplement l’aider à se libérer. Je veux son plaisir et sa satisfaction, je veux la voir s’épanouir et grandir encore et encore. Cette rencontre n’est qu’une marche de plus montée dans sa renaissance.
Nous nous retrouvons à l’hôtel, pas de Maitre, ni de Soumise, simplement un couple qui s’aime, un Homme qui étreint une Femme et qui la rassure.
Elle commence sa lente transformation, ses habits de bourgeoise tombent à ses pieds. Le fil qui l’a relie à son image sociale se rompt. Cette image parfois protectrice mais si souvent castratrice s’estompe. Elle devient Elle, Esclave consentante et Femme libre. Paradoxe ? Non, simplement son long réveil à la vie, sa vie…La voila nue, offerte, superbe. Mes yeux de Maître plongent vers ses anneaux de sexe. Ces anneaux symbole dans sa chair de son appartenance, me font toujours vibrer de fierté, m’emplissent de certitude. Ma Soumise passe son collier d’acier, je le visse avec un infini plaisir, ses yeux pétillent…Elle se glisse dans ses cuissarde, je l’aide avec fermeté à ajuster son serre taille. Mon Esclave, la Femme que j’aime est devant moi, sourire de fierté aux lèvres, presque arrogante… une idée troublante traverse la tête : Esclave ou Maitresse ? Maitresse de son plaisir, de sa vie, de sa destinée…
Nous partons, elle n’a passé qu’un manteau, la nuit nous enveloppe sur cette route de campagne. Elle ne parle plus, ses mains sont glacées… Je souris en moi comme un gamin, mon cœur à chaud, je suis si heureux du don quel me fait. Voila l’embranchement, juste avant de prendre ce mauvais chemin de terre, j’arrête la voiture ; la dernière cigarette. Je la regarde, l’admire plutôt. Avec une infinie douceur, je lui passe sa cagoule en latex simplement ouverte à la bouche. Je sais qu’un sentiment de protection va ainsi la gagner, que cela va l’aider à lâcher prise en se coupant du regard de nos hôtes, du jugement de l’autre, de se recentrer sur elle, sur moi, sur son plaisir, sur mon plaisir qu’elle va me donner sans compter…Et toujours ce besoin naturel et si fort de me sentir tout près pour trouver force et sérénité. Toute la soirée, une caresse, un compliment, une douceur soufflée à l’oreille seront là pour l’encourager et la rassurer.
09 septembre 2008
J'y crois

Même si ça vous fait sourire un peu,
Lorsque j'ai peur, je crois en Dieu.
Quand je s'rai tout nu et tout froid,
Quel que soit le lieu ou l'endroit,
Avant de plonger dans la nuit,
Bien sûr que je croirai en lui.
Même si ce n'est pas vraiment celui
Que tous les prophètes ont promis,
S'il ne ressemblait pas du tout
A ce jeune homme blond et doux
Qu'un peuple a cloué sur la croix,
Au fond ça n'changerait rien pour moi.
Pour avoir trop aimé le vin,
Surtout les vins dorés du Rhin,
Les filles au sang chaud du midi,
Pour avoir juré et trahi,
Je suis un très mauvais chrétien.
J'y crois lorsque j'en ai besoin.
Quand on n'pourra plus rien pour moi,
Bien sûr que je croirai en toi.
Michel Sardou
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